La fibre de coton provient des cotonniers « véritables », arbustes qui poussent dans les régions tropicales et subtropicales arides. Le cotonnier sauvage peut vivre jusqu’à dix ans et mesurer jusqu’à dix mètres de haut, mais lorsqu’il est cultivé, il est généralement exploité sous la forme de plante annuelle ne dépassant pas deux mètres de haut, afin d’en faciliter son ramassage. A la floraison, apparaissent de grandes fleurs blanches à cinq pétales, qui se transforment ensuite en capsules aux parois épaisses et rigides, contenant des graines. Ces graines sont recouvertes de fibres blanchâtres et soyeuses pouvant mesurer de deux à cinq centimètres, que l’on récolte pour produire le fil de coton.
Le lin est une plante annuelle, cultivée principalement pour ses fibres, dont on fait du fil, et pour ses graines, que l’on transforme en huile. Le lin est une des rares fibres textiles végétales européennes. Elle a la particularité d’être une fibre longue, par rapport aux fibres courtes (comme le coton) ou moyennes (comme la laine).
Le mohair est une fibre obtenue à partir du poil de la chèvre angora. La chèvre angora tire son nom de la province d’Ankara, anciennement Angora en Turquie (Asie Mineure) dont elle est originaire. C’est à partir du 19e siècle que la chèvre angora (connue en Asie centrale et au Tibet depuis plus de 4000 ans) est exportée à travers le monde. La chèvre angora se distingue des chèvres laitières par sa longue et précieuse toison blanche. Chaque année, elle est tondue deux fois, au printemps et à l’automne, et donne ainsi, en moyenne, 5 kilos de laine mohair.
Le cachemire est une fibre obtenue à partir de la laine longue et soyeuse de la chèvre de la province du Cachemire. Une chèvre vivant à 5.000 mètres d’altitude, sur les plaines de l’Himalaya, et aussi appelée Capra hircus laniger. Autrefois sauvage, cette chèvre est aujourd’hui domestiquée. C’est à partir du pelage de cette même chèvre que sont réalisés les châles éponymes très soyeux. En hiver, pour les protéger du vent glacial et froid (entre -30 et - 40°C), un sousduvet serré de poils fins et souples vient doubler leur pelage d’été. Ce duvet, gris foncé, est tondu à la cisaille ou enlevé à la brosse au moment de la mue de printemps sur la poitrine des chèvres. C’est lui qui donnera vie au véritable cachemire. Une chèvre peut fournir de 400 g à 500 g de poils par an.