Le tissage est la technique permettant d’obtenir un tissu par l’entrecroisement de fils. Le métier à tisser est la machine utilisée lors de cette opération qui permet d’entrecroiser les fils de chaîne (verticaux) et les fils de trame (horizontaux). Le liage obtenu entre ces fils de chaîne et trame se définit par une armure.
De meilleure qualité que la laine de dromadaire, la laine de chameau est obtenue à partir des poils situés sous le cou de l’animal. Il existe deux qualités de poil de chameau: le poil de dessus, plutôt grossier, et le duvet du dessous, qui est très fin. Ce dernier est peigné, tondu ou arraché pendant la saison de la mue et mélangé à des laines fines pour confectionner manteaux, pardessus et vêtements de sport.
La fibre de coton provient des cotonniers « véritables », arbustes qui poussent dans les régions tropicales et subtropicales arides. Le cotonnier sauvage peut vivre jusqu’à dix ans et mesurer jusqu’à dix mètres de haut, mais lorsqu’il est cultivé, il est généralement exploité sous la forme de plante annuelle ne dépassant pas deux mètres de haut, afin d’en faciliter son ramassage. A la floraison, apparaissent de grandes fleurs blanches à cinq pétales, qui se transforment ensuite en capsules aux parois épaisses et rigides, contenant des graines. Ces graines sont recouvertes de fibres blanchâtres et soyeuses pouvant mesurer de deux à cinq centimètres, que l’on récolte pour produire le fil de coton.
Le lin est une plante annuelle, cultivée principalement pour ses fibres, dont on fait du fil, et pour ses graines, que l’on transforme en huile. Le lin est une des rares fibres textiles végétales européennes. Elle a la particularité d’être une fibre longue, par rapport aux fibres courtes (comme le coton) ou moyennes (comme la laine).
La soie est issue du cocon produit par la chenille du bombyx du mûrier, mieux connu sous le nom de ver à soie. La technique, permettant de produire de la soie, date de 2500 ans avant J.-C. et vient de Chine. Gardé secret jusqu’en 560, ce procédé consiste à ôter les cocons de la branche sur laquelle ils sont nés, pour ensuite les plonger dans l’eau bouillante et mélanger à l’aide d’une tige sur laquelle viennent s’enrouler les fils de soie, qui se soudent entre-eux lors du refroidissement. Pas moins de dix kilos de cocons sont nécessaires pour obtenir un kilo de soie. Après tissage, la structure triangulaire de la fibre reflète la lumière à l’image d’un prisme, ce qui confère aux tissus de soie leur chatoiement naturel très recherché.La soie naturelle ne doit pas être confondue avec la soie artificielle, qui elle, se divise en trois grandes qualités : la viscose, le Bemberg et l’acétate.
La laine est une des principales fibres utilisées au monde. Elle provient de la tonte du mouton et est produite dans une centaine de pays, par plus d’un milliard de moutons.
La vigogne est une espèce de mammifère sudaméricain protégée, qui vit sur les hauts plateaux de la cordillère des Andes, à une altitude comprise entre 3 500 et 5 800 mètres au-dessus du niveau de la mer.
Le mohair est une fibre obtenue à partir du poil de la chèvre angora. La chèvre angora tire son nom de la province d’Ankara, anciennement Angora en Turquie (Asie Mineure) dont elle est originaire. C’est à partir du 19e siècle que la chèvre angora (connue en Asie centrale et au Tibet depuis plus de 4000 ans) est exportée à travers le monde. La chèvre angora se distingue des chèvres laitières par sa longue et précieuse toison blanche. Chaque année, elle est tondue deux fois, au printemps et à l’automne, et donne ainsi, en moyenne, 5 kilos de laine mohair.
Le cachemire est une fibre obtenue à partir de la laine longue et soyeuse de la chèvre de la province du Cachemire. Une chèvre vivant à 5.000 mètres d’altitude, sur les plaines de l’Himalaya, et aussi appelée Capra hircus laniger. Autrefois sauvage, cette chèvre est aujourd’hui domestiquée. C’est à partir du pelage de cette même chèvre que sont réalisés les châles éponymes très soyeux. En hiver, pour les protéger du vent glacial et froid (entre -30 et - 40°C), un sousduvet serré de poils fins et souples vient doubler leur pelage d’été. Ce duvet, gris foncé, est tondu à la cisaille ou enlevé à la brosse au moment de la mue de printemps sur la poitrine des chèvres. C’est lui qui donnera vie au véritable cachemire. Une chèvre peut fournir de 400 g à 500 g de poils par an.
Que trouverons-nous dans la garde-robe de ces messieurs cet été ? Le magazine Bespoken a demandé à Michael Day, directeur du département Conception & Création de Scabal, de se livrer sur ce sujet.
Tous les tissus se froissent dans une certaine mesure mais certains moins facilement que d’autres. Plusieurs facteurs naturels déterminent la résistance au froissement des tissus utilisés pour la confection. Les exemples qui suivent sont une généralisation et présentent les caractéristiques de chaque tissu.